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Libre Arbitre ?

Il existe plusieurs définitions métaphysiques (philosophiques) du Libre Arbitre (LA) que l’on appelle également liberté de la volonté.

L’une des définitions simple du LA est celle du biologiste Anthony Cashmore :

« Le libre-arbitre est la croyance selon laquelle il existe une partie du comportement biologique qui est la conséquence de quelque chose d’autre que les inévitables influences de l’histoire génétique et environnementale d’un individu, et des possibles lois stochastiques de la nature. »

Une autre définition du Libre Arbitre est qu’ il existerait chez l’Humain une partie « biologique » qui dépendrait de très nombreux déterminants génétiques en interaction avec l’environnement, auxquels s’ajouterait « quelque chose » d’autre, de nature « surnaturelle » : la liberté de la volonté ou Libre Arbitre. Ce qui suppose qu’une volonté libre, non causée, « plane » en quelques sorte au-dessus des déterminants quels qu’ils soient.

Ou encore : le Libre Arbitre est le pouvoir indéterminé de se déterminer soi-même, soit un jeté de dés que l’on ne peut contrôler mais qui permettrait de se contrôler (?).

Une dernière définition : le Libre Arbitre est la croyance générale que le comportement humain est libre de contraintes internes et externes, et que nous aurions donc un « contrôle intentionnel » sur nos comportements et nos actes. Ce qui implique la notion de responsabilité morale et de culpabilité puisque le Libre Arbitre (liberté de la volonté) n’ayant aucune contrainte interne comme externe devrait permettre de « faire autrement » ; en préférant le Bien plutôt que le Mal, évidemment. Autrement dit, placé « strictement » dans les mêmes conditions déterminantes, je peux choisir blanc ou noir, bien ou mal, selon le « bon vouloir » de mon Libre Arbitre.

Les philosophes, théologiens et scientifiques se déchirent sur le sujet depuis des siècles sans permettre l’amorce d’un consensus, sinon celui généralement adopté par la population et bon nombre de philosophes : le comportement humain tiendrait compte à la fois des déterminants (génétiques / environnementaux...) et d’un LA faisant en quelque sorte le tri avant que l’individu ne fasse son choix, puis agisse en conséquence. Cette association déterminants-LA - dans laquelle le LA aurait le dernier mot - constitue ce qu’on appelle le compatibilisme... Ce qui correspond, de fait, à un spiritualisme qui s’ignore...

Quelques précisions importantes dans ce diaporama (environ 40 minutes de lecture).