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Vie personnelle

La très grande majorité des humains est « compatibiliste » par défaut ; en fait spiritualiste sans le savoir puisque nos contemporains conviennent de l’existence d’un Libre Arbitre mélangé aux déterminants de toutes sortes. Nous avons vu que cette position idéologique spiritualiste est des plus incertaines, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais «L’œil ne voit que ce que l’esprit est prêt à comprendre» écrivait Henri Bergson.

Pour ceux qui le peuvent, le passage d’un paradigme spiritualiste par défaut au paradigme naturaliste n’est pas sans modifier la compréhension du monde, de soi-même et des autres. En particulier, penser que nous sommes coupables - et non seulement responsables de nos pensées et actions - nous autorise à blâmer l’autre et à nous flageller en permanence.

Fort heureusement, quelques philosophes, comme Baruch Spinoza et Gaston Bachelard, nous permettent de nous délivrer des passions tristes et de penser contre notre cerveau bardé d’idées reçues, convenues et fausses, en prenant conscience autant qu’il est possible de nos biais cognitifs et autres dissonances... Parmi les passions tristes, la haine et son cortège ancestral réactualisé chaque jour de conflits géopolitiques et de guerres à connotation spiritualiste est probablement ce que l’humanité a de plus urgent à régler. Mais croire que l’autre est coupable a priori et qu’il faut le punir (« si tu ne sais pas pourquoi, lui, il le sait ») ne permettra jamais de résoudre les travers d’une morale héritée du Pléistocène.

Dans le cadre de nos relations entre proches, le naturalisme devrait nous conduire à une communication assertive et non violente qui demande quelques efforts, tout au moins au début, tant nos comportements sont « dépendants du sentier » que l’on nous a fait parcourir depuis l’enfance.

L’ensemble de ces valeurs naturalistes devrait nous conduire également à des engagements en termes de curiosité - notamment scientifique -, à l’exploration de la réalité sans convoquer un surnaturel quelconque, à la préservation de notre écosystème (pas de planète de rechange) et à la protection des humains et du vivant.

Cerise sur le gâteau : un naturaliste ne vous en voudra jamais de rester spiritualiste malgré tous les arguments abordés dans les différents textes et vidéos de ce site... puisque vous être déterminés. Mais si vous ressentez le besoin d’aller plus loin, il reste le livre « La dernière blessure » que vous pourrez parcourir en lecture directe moyennant une petite contribution (512 pages / 1840 références et notes de bas de page / 9 euros).

Ci-dessous quelques précisions et réflexions complémentaires concernant la « vie personnelle » dans un univers naturaliste (environ 15 minutes de lecture).